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Le Président de la République, Amadou Toumani Touré, a présidé mercredi en fin d'après-midi la cérémonie d'inauguration des nouveaux locaux de la Direction Générale de la Protection civile et la pose de la première pierre du Ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection civile à l'ACI 2000. C'était en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection Civile, le Général Sadio Gassama, de membres du corps diplomatique, du gouverneur et du maire du district, des différents responsables du département de la sécurité intérieure ainsi que des notabilités du quartier de Djicoroni Para et du maire de la Commune IV.
Le Directeur Général de la Protection Civile, le Colonel Mamadou Traoré a retracé le chemin parcouru par son service longtemps resté à l'ombre de la gendarmerie. La Protection Civile, a-t-il rappelé, n'a été érigée en service central qu’à partir du 25 août 1998 et ne bénéficiera de structure propre qu'en 2001 lors des préparatifs de la Coupe d'Afrique des Nations de football que notre pays a abrité en 2002. C'est à partir de là que le dispositif a été graduellement étendu à l'ensemble du territoire national. Des centres de secours opérationnels ont vu le jour dans toutes les capitales régionales et à Koutiala pour faire face aux risques de tout genre. Des postes de secours ont également été créés pour faire face à la recrudescence des accidents de la circulation. De 2006 à ce jour, et pour marquer la volonté des autorités maliennes d'endiguer le fléau, des postes de secours ont été bâtis et équipés à Diéma, Markoungo, Tion, Sofara et Nièna. Le directeur général de la protection civile a aussi annoncé la création des postes fluviaux compte tenu du nombre relativement élevé des accidents sur les fleuves. Bien qu'étant une jeune institution, le service de la protection civile bénéficie aujourd'hui d'une perception positive des citoyens du fait de sa promptitude à répondre aux sollicitations dans les moments de détresse. Pour renforcer cette confiance, dira le colonel Traoré, « à la date d'aujourd'hui, les risques ont été identifiés, commune par commune. Ceci a permis d'élaborer des fiches communales d'analyse des risques dans les 703 communes de notre pays. Ainsi des cartes de risques aux niveaux communal, régional et national sont disponibles ». Ces cartes ont permis d’établir des plans de contingences qui expriment avec précision les besoins et les plans de secours. Elles renforcent aussi les capacités nationales de prévention et d'évaluation des dégâts. Avant la coupure du ruban symbolique consacrant l'entrée en service de la direction générale de la protection civile (DGPC) et la pose de la première pierre du ministère de la Sécurité intérieure et la Protection civile par le président Touré, le général Sadio Gassama a rappelé que depuis sa création, la DGPC est logée dans un bâtiment loué par l'État. Heureusement, un vaste programme est cours d'exécution pour non seulement améliorer les conditions de travail des agents de la protection civile mais aussi et surtout de permettre à un plus grand nombre de nos concitoyens de bénéficier des prestations des soldats du feu. Sadio Gassama s'est félicité de la création entre 2003 et 2009 des directions régionales de Kayes, de Mopti, de Tombouctou, de Koulikoro. Celle de Gao est en cours de construction et celle de Kidal sera programmée très prochainement. Par ailleurs des centres de secours mobiles ont été construits à Yirimadio en 2004, à Koutiala en 2008 et à l'ACI 2000 en même temps que la DGPC. Celui de Sotuba est en construction. En 2010 et 2011 Bacodjicoroni et Kita auront les leurs. Outre ces centres, un troisième programme prévoit la construction de postes de secours routiers sur les principaux axes. Entre 2003 et 2009, trois camions d'incendie, 14 ambulances, 7 pick-up, 2 camions plateau-grue, 2 bateaux Zodiac, 5 camions feu de forêt et des effets d'habillement ont été achetés. Le bâtiment de la DGPC qui vient d'être inauguré a coûté 676,8 millions Fcfa et a été financé sur le budget national. Il comprend un bâtiment R+2 qui abrite la direction générale, une cantine, deux bâtiments R+1 chacun, pour les logements du directeur et de son adjoint, un centre de secours déjà équipé d'une ambulance et très prochainement d’un camion anti-incendie. L'équipement des différents bâtiments a coûté une centaine de millions de Fcfa. Le futur ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile dont le président de la république a posé la première pierre coûtera au budget national 1,6 milliard Fcfa. Le chantier durera 24 mois pour un vaste immeuble R+2, un bureau des entrées et un local pour des groupes électrogènes. Le ministre a vivement souhaité que l'entreprise ECONI chargée du chantier, respecte le délai contractuel. Interrogé par la presse, Amadou Toumani Touré a promis les pouvoirs publics s’emploieront avec constance à améliorer les conditions de travail des services dépendant du ministère de la Sécurité intérieur. Il a, en retour, demandé aux agents de ces structures, de faire preuve de la même constance au service de nos concitoyens. G. A. DICKO l'Essor n°16569 du – 13/11/2009 |