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Sadio Gassama a inauguré les nouveaux locaux de la gendarmerie à Diéma, Sandaré, Kéniéba et Yélimané et assuré les populations de l’engagement de ses hommes. Le Ministre de la Sécurité Intérieure et, de la Protection Civile, le Général Sadio Gassama, a inauguré le week-end passé, les brigades territoriales de gendarmerie de Diéma, Sandaré, Kéniéba et Yélimané. Il était accompagné du colonel Tiéfing Konaté, le directeur général de la Gendarmerie, du colonel Broulaye Koné, le chef d’Etat-major de la Garde nationale, du contrôleur général de police Niamé Keïta, le directeur général de la police, du directeur de la protection civile, le colonel Mamadou Traoré et de son conseiller technique chargé des Infrastructures, le contrôleur général de police Yahaya Sangaré.
Le cercle de Diéma a été la première étape de cette série d’inaugurations. La localité attendait visiblement ce jour avec impatience si on en juge par la joie apparente sur tous les visages et audible sur les lèvres des 186.856 habitants d’une quinzaine de communes.
Il y a donc eu du monde à l’inauguration de la brigade dressée à droite sur la route menant à Nioro du Sahel et à moins de deux cents mètres des logements sociaux de la localité. Réalisé par le ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, l’édifice inauguré vendredi comprend sept bureaux, une terrasse couverte, une salle d’attente, un magasin, deux chambres de sûreté humanisées pour respecter la séparation hommes et femmes.
Les travaux ont été exécutés par des entreprises maliennes. Le patron de la gendarmerie, Tièfing Konaté, a indiqué que la brigade de Diéma, créée en 1981, possédaient des locaux qui ne répondaient plus aux normes. Le département de la Sécurité animé du souci de donner aux gendarmes un bon cadre de vie et de travail a, par conséquent, entrepris de construire à leur profit des infrastructures mieux adaptées à leurs besoins.
Le colonel Konaté s’est félicité des rapports harmonieux qu’entretiennent gendarmes et autorités administratives et politiques du cercle de Diéma. Ces bons rapports, a-t-il insisté, sont gages de sécurité et de tranquillité et propices à aider les gendarmes dans le domaine du renseignement pour lutter contre les malfaiteurs.
Tièfing Konaté remercié les plus hautes autorités du pays qui font de la sécurité des personnes et de leurs biens une priorité. De juin 2002 à ce jour, a-t-il relevé, 29 infrastructures ont été réalisées au profit de la gendarmerie et 8 autres sont en chantier. Le major Kassa Konaté, commandant de brigade (CB) de Diéma, a réceptionné avec joie ce cadre convivial de travail qui aidera aussi à la maîtrise de phénomènes d’insécurité inquiétants comme ces cas fréquents d’accidents, caractéristiques d’une ville carrefour.
Kassa Konaté témoignera à ce propos que de sa prise de fonction dans cette ville le 27 septembre passé, trente cas d’accidents ont été enregistrés dont dix mortels. La nouvelle brigade n’étant branchée ni à l’électricité ni à l’eau, le ministre a promis de régler cette question et de doter l’unité d’un nouveau véhicule.
La délégation a ensuite mis le cap sur Sandaré, à environ deux cents kilomètres de là. Grande mobilisation ici aussi avec notamment une foule d’élèves et de batteurs de tam-tam et des locaux neufs qui ont coûté une quarantaine de millions pour une configuration similaire aux infrastructures de Diéma.
La jeune brigade créée seulement en octobre 2004 couvre un territoire de 2330 km2 où habitent 18000 personnes. La brigade de Kéniéba dans le Tambaoura, sur les derniers contreforts du Fouta-Djallon, est plus ancienne (1957) et ses nouveaux locaux ont coûté plus cher (52 millions de Fcfa). Elle couvre 17000 km2 et 300.000 habitants dans une zone minière par excellence, mais totalement enclavée. La délégation ministérielle a ainsi mis 6 heures pour parcourir les 280 km qui séparent Kayes de Kéniéba (autant que le temps mis sur les 611 km de Kayes-Bamako).
Sadio Gassama a annoncé, dans un tonnerre d’applaudissements, la création d’un commissariat de police et d’un escadron de gendarmerie dans la ville de Kéniéba et d’un poste de police frontière à Saraya à la frontière guinéenne pour le contrôle du flux migratoire. Kéniéba, a-t-il estimé, mérite plus pour être au cœur de l’économie de la 1ère région. Développement et sécurité doivent aller de pair dans un contexte où les mines drainent une population très hétérogène. A Yélimané, la brigade de gendarmerie possède les mêmes caractéristiques que celles des étapes précédentes. Après 49 ans d’existence, ses locaux ne tenaient plus alors qu’elle est appelée à couvrir 5842km2 et à sécuriser plus de 139 000 personnes. Après la coupure du ruban symbolique et la visite du nouvel édifice, le ministre a rendu visite au chef de village qui lui a posé de nombreuses doléances parfois hors de sa compétence. Une de celles-ci a ainsi trait à la construction de locaux pour les militaires en poste à Yélimané qui occupent actuellement le campement administratif. Durant sa tournée, Sadio Gassama a aussi visité le commissariat spécial de Diboli créé en 1963 et érigé en commissariat en 1987.
Il est principalement chargé de contrôler les flux migratoires à l’entrée et à la sortie du territoire sur les axes ferroviaire et routiers. Simultanément, il joue le rôle de commissariat de sécurité publique. Une double charge qui a persuadé le ministre de promettre la construction prochaine de nouveaux locaux pour le commissariat.
L'Essor du vendredi 29 janvier 2010 |